Assia Asrir, lauréate de Ma thèse en 180 secondes à Toulouse

10 avril 2015

Assia Asrir a les yeux qui pétillent et les mains qui se mettent à danser quand elle commence à parler d’immunologie. On imagine tout à fait les étudiants de L2 ou de master de l’université Toulouse III – Paul Sabatier bouche bée devant elle quand elle leur explique que le système immunitaire c’est comme l’univers rempli de planètes infiniment petites qui dialoguent entre elles.

A 27 ans, elle passe beaucoup de temps à enseigner : sortie major de promotion de son master « immunologie et maladies infectieuses », elle a saisi l’opportunité de suivre le monitorat pendant 3 ans.

Assia ne pourrait pas faire que de la recherche. Elle a trop besoin de partager, transmettre. Elle est faite pour ça et on s’en rend compte au bout de … 180 secondes et même avant ! Elle a obtenu le prix du jury au Museum de Toulouse mardi 7 avril 2015 parmi 15 candidats et on comprend pourquoi !

Elle commence sa prestation par «  Je me rappellerai toujours ce premier cours de biologie cellulaire …». Elle fait fonctionner sa mémoire … pour parler des cellules mémoires de notre système immunitaire. Et elle nous captive d’emblée !

Même en interview, elle évite d’utiliser des mots techniques, trop soucieuse de la bonne compréhension de ses interlocuteurs. Elle travaille sur les cellules T folliculaires mémoires et elle explique que certaines de ces cellules forment un « couple fusionnel » avec les cellules B mémoires constituant ainsi un réservoir. Situé dans les ganglions c’est lui qui répond en premier lieu en cas d’attaque d’un pathogène en fabriquant des anticorps spécifiques. A partir de ce réservoir, découlent aussi d’autres populations cellulaires qui ont un autre rôle : celui d’affiner cette réponse immunitaire.

Comprendre où et comment agit ce réseau de cellules mémoires permettra demain de fabriquer des vaccins plus performants.

Elle remercie Nicolas Fazilleau, son directeur de thèse et chef d’équipe au CPTP (UMR Inserm/Université Toulouse III – Paul Sabatier/CNRS 1043) qui, depuis 4 ans maintenant, lui accorde sa confiance. D’ici la fin de l’année 2015, elle deviendra docteure et on espère qu’elle trouvera un bon laboratoire d’accueil d’immunologie pour son post-doctorat. Après, elle devrait s’orienter vers le métier … d’enseignant-chercheur !

Prochaine étape : la finale nationale à Nancy le 3 juin prochain. On croise les doigts pour elle et aussi pour sa soutenance de thèse qui devrait encore une fois séduire le jury.

Voir la vidéo de sa présentation >>


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